Conseil général de l'isère


06 septembre 2010

 
 

     



LES FEUX DE FORÊT PARMI LES RISQUES MAJEURS

Qu’est-ce qu’un feu de forêt ?

 On parle de feu de forêt lorsqu'un feu concerne une surface minimale d'un hectare d'un seul tenant et qu'une partie au moins des étages arbustifs et/ou arborés (parties hautes) est détruite. En plus des forêts au sens strict, les incendies concernent des formations subforestières de petite taille : le maquis, la garrigue, et les landes. Généralement, la période de l'année la plus propice aux feux de forêt est l'été, car aux effets conjugués de la sécheresse et d'une faible teneur en eau des sols, viennent s'ajouter les travaux en forêt.

 Pour se déclencher et se propager, le feu à besoin des trois conditions suivantes

 -  une source de chaleur (flamme, étincelle ) : très souvent l’homme est à l’origine des feux de forêt par imprudence (travaux agricoles et forestiers, mégots, barbecues, dépôts d’ordures), accident ou malveillance,

-  un apport d’oxygène : le vent qui active la combustion et favorise la dispersion d’éléments incandescent lors d’un incendie,

- un combustible (végétation) : le risque de feu est plus lié à l’état de la forêt (sécheresse, disposition des différents strates, état d’entretien, densité, relief, teneur en eau...) qu’à l’essence forestière elle-même (chênes, conifères...).

- Un feu peut prendre différentes formes selon les caractéristiques de la végétation et les conditions climatiques dans lesquelles il se développe :

- Les feux de sol brûlent la matière organique contenue dans la litière, l'humus ou les tourbières. Alimentés par incandescence avec combustion, leur vitesse de propagation est faible ;

- Les feux de surface brûlent les strates basses de la végétation, c'est-à-dire la partie supérieure de la litière, la strate herbacée et les ligneux bas. Ils se propagent en général par rayonnement et affectent la garrigue ou les landes ;

- Les feux de cimes brûlent la partie supérieure des arbres (ligneux hauts) et forment une couronne de feu. Ils libèrent en général de grandes quantités d'énergie et leur vitesse de propagation est très élevée. Ils sont d'autant plus intenses et difficiles à contrôler que le vent est fort et le combustible sec.

Le risque feu de forêt dans le département

Les incendies de l’été 2003 (massif du Néron et Pont en Royans), ont révélé l’existence du risque incendie dans le département de l’Isère. Les services de l’État ont engagé des études afin de connaître d’une part l’aléa risque feux de forêt et d’autre part les enjeux sur ces secteurs.

 


 

 

Les conséquences sur les personnes et les biens

 Bien que les incendies de forêt soient beaucoup moins meurtriers que la plupart des catastrophes naturelles, ils n'en restent pas moins très coûteux en terme d'impact humain, économique, matériel et environnemental.

Les atteintes aux hommes concernent principalement les sapeurs pompiers et plus rarement la population. Le mitage, qui correspond à une présence diffuse d'habitations en zones forestières, accroît la vulnérabilité des populations face à l'aléa feu de forêt. De même, la diminution des distances entre les zones d'habitat et les zones de forêts limite les zones tampon à de faibles périmètres, insuffisants à stopper la propagation d'un

feu. La destruction d'habitations, de zones d'activités économiques et industrielles, ainsi que des réseaux de communication, induit généralement un coût important et des pertes d'exploitation.

L'impact environnemental d'un feu est également considérable en terme de biodiversité (faune et flore habituelles des zones boisées). Aux conséquences immédiates, telles que les disparitions et les modifications de paysage,

viennent s'ajouter des conséquences à plus long terme, notamment concernant la reconstitution des biotopes, la perte de qualité des sols et le risque important d'érosion, consécutif à l'augmentation du ruissellement sur un sol dénudé.

 La connaissance du risque

« la connaissance du risque est basée sur le croisement de l’aléa feu de forêts avec les enjeux d’occupation des sols et d’équipement menacés. Une étude cartographique sur l’ensemble du département a été conduite à l’initiative des services de l’Etat ».

 La surveillance et la prévision des phénomènes

La prévision consiste, lors des périodes les plus critiques de l'année, en une observation quotidienne des paramètres impliqués dans la formation des incendies (particulièrement les conditions hydrométéorologiques et l'état de la végétation).

Une surveillance constante de tous les massifs sensibles permet également de détecter au plus tôt tout départ de feu.

Les secours peuvent ainsi intervenir le plus rapidement possible. Cette rapidité d'intervention conditionne fortement l'étendue potentielle d'un incendie.

Une cartographie des équipements de prévention et de lutte existant en forêt a été engagée en 2004. Elle recense et positionne les accès, les chemins, les points d’eau pouvant être utilisés pour la surveillance ou lors d’un incendie.

Une classification normalisée de ces données, validée par le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) permet de caractériser ces équipements. Les opérations de surveillance ou de lutte contre l’incendie peuvent ainsi être conduites de façon opérationnelle et en sécurité.

Un travail commun a été mené avec l’ONF et le SDIS pour l’amélioration de la défense de la forêt contre les incendies (D.F.C.I) par conseil aux communes. Ces données permettent également d’informer les services de l’Etat, le Conseil Général et les collectivités locales de ces équipements. Elles permettent aussi d’orienter les projets d’équipements sur les secteurs forestiers à la fois exposés au risque d’incendie et déficitaires en desserte.

Cette cartographie, en complément de celle du risque contribue à la stratégie de prévention et de lutte contre les incendies de forêt élaborée par l’Etat et le Conseil Général

 Les actions opérationnelles du SDIS 38

En complément des actions engagées par l’Etat et le Conseil Général de l’Isère en matière de cartographie et de réglementation, le SDIS met en place un plan opérationnel spécifique pour combattre les incendies de forêts.

Tout d’abord Météo France fournit chaque jour au SDIS des indices de sécheresse de la végétation ; les services de secours pourront ainsi préparer un dispositif préventif en affectant des moyens adaptés dans les secteurs les plus critiques.

 Les travaux de mitigation

Parmi les mesures prises ou à prendre pour réduire l’aléa feu de forêt ou la vulnérabilité des enjeux on peut citer :

 Les mesures collectives

- L’aménagement des zones forestières

Face au risque feu de forêt, la prévention consiste en une politique globale d'aménagement et d'entretien de l'espace rural et forestier (piste d’accès pompiers, pare-feux, points d’eau, débroussaillement organisé …), sur laquelle s’appuient des stratégies de surveillance et de lutte contre l’incendie, comme la stratégie de maîtrise des feux naissant développée depuis 1987 dans le midi méditerranéen.

Les plans de massifs forestiers, résultant de la déclinaison à cette échelle des orientations des Plans de protection de la forêt contre les incendies de forêt (PPFCIF) ont notamment pour but de planifier et de hiérarchiser l'aménagement  (création de coupures de combustible, zones tampon ou de coupefeu, qui permettent de cloisonner les massifs et de réduire le risque de propagation du feu) et l'entretien des massifs forestiers. Le reboisement est envisagé dans une logique de gestion durable, car il permet de diminuer l'impact visuel et de ralentir l'érosion des sols. Il privilégie l'utilisation de peuplements moins combustibles par leur structure et leur composition. La réduction de la biomasse combustible par le pastoralisme ou l'agriculture constitue également une mesure de prévention du risque de propagation du feu.

 Les mesures individuelles

Le débroussaillement et le maintien à l’état débroussaillé sont obligatoires dans les forêts, landes et plantations autour des habitations, chantiers, ateliers, des voies privées et publiques.

Pour prendre connaissance de la totalité du dossier, cliquer sur www.irma-grenoble.com

Gilbert Precz sillon38.com

 

 

 


par christian le jeudi 4 juin 2009


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